| Unité de recherche sur la schizophrénie |
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Un laboratoire au service d'une recherche multidisciplinaireL'Unité de recherche sur la schizophrénie (URS) a été créée en 1999 au sein du Centre de neurosciences psychiatriques (Département Universitaire de Psychiatrie), avec le soutien de la Faculté de médecine et des Hospices cantonaux vaudois. Son implantation sur le site de l'hôpital psychiatrique de Cery lui permet de collaborer étroitement avec les psychiatres (Service de Psychiatrie Générale, Section "Eugène Minkovski"). Eu égard aux enjeux et à la complexité de la recherche menée, cette dernière requiert un travail d'équipe qui coordonne les travaux de spécialistes de plusieurs disciplines fondamentales (neurobiologie, biochimie, génétique moléculaire, physiologie, etc.) et de professionnels plus directement en contact avec les patients (psychiatres, radiologues spécialisés en imagerie cérébrale, pharmacologues). Cette collaboration entre chercheurs et cliniciens est essentielle aux progrès de la recherche et favorise l'indispensable adhésion et participation des patients et de leur famille à cette recherche. Une hypothèse de recherche reconnue et prometteuse
Ces travaux sont basés sur une hypothèse formulée en 1993 par la Dresse Kim Q. Do Cuénod et le professeur Michel Cuénod, selon laquelle les patients atteints de schizophrénie présentent un facteur de vulnérabilité déterminant: une anomalie génétique provoquant le déficit d'une substance appelée glutathion, un antioxydant essentiel pour l'élimination des substances toxiques présentes dans le corps humain. Cette hypothèse a depuis lors été confirmée; elle est aujourd'hui largement reconnue par la communauté scientifique internationale. Le programme de l'URS est translationnel, portant sur l'interaction entre la recherche clinique et la recherche expérimentale.
La recherche expérimentale est axée sur les conséquences d'une baisse du glutathion; l'abaissement artificiel de la synthèse du glutathion dans des cultures de neurones, des tranches de cerveau et/ou des animaux permet d'établir des "modèles" visant à déterminer si la diminution du taux de glutathion, en particulier au cours du développement, engendre des anomalies semblables à celles observées chez les patients. Ces modèles sont également indispensables à l'étude de l'efficacité de nouveaux médicaments. Elle porte sur les observations suivantes:
Ces différents domaines de recherche exigent la participation de divers spécialistes, justifiant un groupe de travail multidisciplinaire. Une équipe de spécialistes et un large réseau de collaboration
Les activités de l'Unité de recherche sur la schizophrénie sont réalisées dans le cadre d'un large faisceau de collaborations. Celles-ci concernent notamment les psychiatres et les spécialistes du domaine actifs dans les cantons romands, les associations de familles et de proches de schizophrènes ainsi que plusieurs instituts universitaires et autres centres de recherche en Europe et dans le monde, dont la Harvard Medical School (Boston, USA) et les universités de Copenhague (DK), Oslo (N) et Tokyo (J).
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Les travaux l'URS portent sur les facteurs neurobiologiques susceptibles de favoriser le risque, pour un individu donné, d'être atteint de schizophrénie. Schématiquement, l'objectif consiste à découvrir chez les patients des facteurs de vulnérabilité biologiques - tels que les gènes et/ou les enzymes anormaux impliqués puis, sur cette base, de développer de nouveaux traitements et surtout des mesures préventives.
L'équipe de l'Unité de recherche sur la schizophrénie est constituée de 14 professionnels de différentes spécialisations. La direction de l'Unité est assurée par le Dresse Kim Q. Do Cuénod (chimiste et neurobiologiste). Le laboratoire bénéficie de l'appui du Professeur Michel Cuénod (médecin neurobiologiste, ancien directeur de l'Institut de recherche sur le cerveau de l'Université de Zurich); ce dernier intervient en qualité de conseiller scientifique et à titre bénévole.